Le phénomène des MOOCs s’intensifie

School of the Air

80 ans après le début de la formation distance via la radio (1930 au USA et Radio Sorbonne en 1947) et 30 ans après le début de l’apprentissage via des écrans (le Minitel !), voici venue la conjugaison des deux : les MOOC (Massive Open Courses) ou si vous préférez en français :  CLOM (Cours en ligne ouverts & massifs) des canadiens, et les COPTs, les Cours Ouverts Pour Tous (the best) de Jean-Michel Salaun.

« Le terme [les MOOC] désignait à l’origine des cours basés sur l’apprentissage collaboratif ; désormais il désigne également des cours reposant sur un tout autre modèle pédagogique. Il y a par exemple une différence notable entre un cours de programmation de Udacity reposant sur l’évaluation automatisée, et un cours où ce sont les participants qui apportent ressources pédagogiques, suggestions et expertise ». http://sticef.univ-lemans.fr/num/vol2012/13r-cisel/sticef_2012_cisel_13r.htm.

Pour les quelques MOOC qui prennent en compte la participation active des participants, on peut élargir la filiation à d’autres environnements pédagogiques comme Freinet ou l’Education nouvelle ou des espaces accueillant des tutoriels des participants  (par exemple chez les informaticiens (comme Developpez.com qui expose sur le web des tutoriels).

Je ne rentrerai pas dans le détail de ce que sont les MOOC, de nombreuses et excellentes ressources accessibles sur le net, vous dirons cela mieux que moi. Je ne retiendrais qu’une chose – toujours la même quand il est question de pédagogie : que font les personnes en situation (d’apprentissage) ? Quelles compétences doivent-ils déjà posséder pour bénéficier pleinement d’un MOOC (certains y ont déjà réfléchi) ? En conclusion, il n’y a pas les MOOC, mais des MOOC.

D’expériences(note1), la clé du succès est certes dans des moyens adaptés et des pilotes concernés, mais aussi des pédagogues engagés et en l’occurrence ici des auteurs prenant en compte des publics très variés  dans la conception du scénario et des ressources. Car comme en son temps avec la radio ou la formation à distance type CNED en général, la variété de la population est bien plus grande qu’avec d’autres modalités dont le présentiel bien sûr. En particulier, la compétence d’apprendre à apprendre constitue le point (mitigé) évoqué lorsque l’on cite les taux d’abandon parfois spectaculaires des MOOC.

Tout cela pour vous dire que :

  • la France se dote aujourd’hui d’une plateforme nommée France Université Numérique, soit FUN ! 22 MOOCs, essentiellement d’initiation, sont d’ores et déjà disponibles à l’ouverture en ce mois d’octobre 2013.
  • Le portail européen est aussi ouvert – http://www.openuped.eu/

Tout le monde est en ordre de bataille pour la Conférence organisée par l’association européenne des universités d’enseignement à distance (EADTU – European association of distance teaching universities), conférence qui se déroule à Paris les 24 et 25 octobre 2013.

Dans notre domaines, il faut regarder pour le moment de l’autre côté de l’Atlantique . Un MOOC sur les métadonnées : Metadata: Organizing and Discovering Information par Jeffrey Pomerantz (professeur à l’Université de Caroline du nord – http://jeffrey.pomerantz.name/).

Note1 – J’ai personnellement trempé dans les formations à distance organisées par l’ADBS. Par exemple, les TIC dans les SID  dans une première mouture.

Sources utilisées

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