Métiers et emploi en info-doc – guide pratique Archimag 2009

Rédigé (décembre 2009) pour la rubrique « Nous avons lu », sur le site de l’ADBS
http://www.adbs.fr/metiers-et-emploi-en-info-doc-guide-75560.htm

Paru dans la collection « Guide pratique » d’Archimag, ce document regroupe des contributions de multiples auteurs autour des métiers et de la formation en information-documentation.
Dans une première partie intitulée « État de l’art », différentes facettes de la profession sont exposées à travers trois articles. Une « table ronde » animée par Michel Remize réunit cinq experts d’horizons différents qui exposent leurs points de vue sur la situation actuelle et surtout les opportunités qui s’offrent aux professionnels. D’autres articles viennent affiner et préciser cette photographie sur un environnement professionnel particulier. Celui de Jean-Philippe Accart, présenté comme l’article introductif, me semble plutôt exposer les évolutions des pratiques au sein d’un certain type de dispositif documentaire. Quant à la synthèse proposée par Mark Bootherstone, qui s’appuie sur une enquête approfondie conduite par DowJones auprès de 356 professionnels aux États-Unis et en France, elle nous offre une vision de l’exercice de la profession dans certaines entreprises que l’on peut facilement associer à cette entreprise.

Cette première partie du guide est complétée par : un portrait-type des professionnels d’aujourd’hui élaboré sur la base des données d’une enquête menée en 2006 par Archimag ; une synthèse du marché de l’emploi vue à travers l’analyse des offres passées par l’ADBS (étendue à d’autres sources externes) sur les plans de la situation mais aussi des salaires ou des diplômes ; et une série de présentations de différentes associations professionnelles à vocation généraliste ou spécialisée dans un métier particulier et qui agissent sur le territoire national ou celui d’autres pays européens (ADBS, ADBU, Apronet, Interdoc, Fépie, Documentatwork, ABD, GRD).

La deuxième partie de ce guide fournit des pistes aux professionnels de l’I-D pour mieux se positionner au sein de leurs organisations ou pour valoriser leurs apports. Ces pistes sont structurées autour de quatre cas : se mettre en valeur dans le cas où les activités de gestion sont aujourd’hui moins visibles car elles se fondent dans le fonctionnement de service (Sophie Plaisant), la valeur ajoutée du rechercheur d’information (François Libmann), les compétences en communication (Nicolas Moinet), la e-administration (Paul Guédéon).

Toujours dans le souci d’être concret, la troisième partie donne des solutions pour renforcer ou déployer ses compétences à travers des parcours personnels de formation (Jean Gauthier), des trajets professionnels (Martine Silbertin-Blanc) ou des réseaux relationnels personnels (Christophe Deschamps) aujourd’hui démultipliés par les réseaux sociaux sur Internet. Le marché de la formation initiale et continue est exposé dans sept articles qui composent la quatrième partie. Et les témoignages d’un étudiant et de quatre professionnels closent, dans une partie très réduite, ce guide.

Nouveaux territoires, nouvelles opportunités, nouveaux outils… Évolutions ou révolutions ? Bien sûr, cela dépend de qui parle. Pour celui qui vient d’arriver dans le secteur ou qui parle d’un lieu documentaire qui n’aurait pas beaucoup bougé depuis 20 ans, cela peut sembler une révolution. Mais les nombreux articles parus depuis 30 ans dans les revues professionnelles montrent que les professionnels de l’I-D et leurs pratiques apparaissent « nouveaux » à chaque parution d’une étude ou d’un guide ! Donc comme le souligne Michel Remize, les pratiques ont pu changer, profondément pour certains, et ce numéro nous offre une photographie du « cru 2009 » de ces pratiques et de la vie du secteur (association, formation).

Si les analyses proposées ici par les différents auteurs sont essentiellement contextuelles, il serait intéressant que certaines données d’enquête, par exemple celles produites par l’ADBS mais aussi celles recueillies par Archimag à partir des réponses à des questionnaires, puissent revenir, au moins en partie, à ceux qui sont à la source de ces données. Cela pourrait servir à évaluer la réelle « nouveauté » et les tendances sur des périodes et non seulement des photographies à un moment donné.

Un dernier point. Qu’on le prenne sous l’angle de la parité ou celle de la représentativité de la profession qui est « toujours constituée de femmes à 85 % » (p. 8), Archimag est loin du compte avec 6 auteures (soit 27 %) sur 22 auteurs dans cette livraison !

Sylvie Dalbin

mise à jour le 8 décembre 2009