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Signons le Manifeste Fadben

La FADBEN a publié un manifeste avec un certain nombre de revendications. J’ai lancé fin mars, un fil de discussion sur le forum de l’ADBS sur linkedin (attention : ce forum est malheureusement fermé au non-membre ; on ne sait pas pourquoi !).
En tant que professionnel de l’infodoc depuis 40 ans ET citoyenne de la république française (!), je vais signer et j’aimerais que l’ADBS signe !
Alors ce Manifeste
Un document court (2 pages et 830 mots environ).
L’objet du manifeste est présenté dès les deux premiers paragraphes :
 ”inscrire de manière explicite et formelle dans les finalités de son système éducatif.”… le développement d’une “culture informationnelle chez l’élève” …” favorisant l’intégration sociale, culturelle et professionnelle des individus”.
Pour ceux (comme moi !) qui ne comprennent pas toutes les revendications (2ème page A4) faute d’informations sur le contexte, le Manifeste pourrait presque se limiter à ces deux premiers paragraphes (et le dernier), puisque justement et contrairement à ce que certains disent, non tout le monde n’est pas d’accord avec cette idée de construction d’un programme d’éducation organisé autour de la culture de l’information - pas uniquement procédural (ni uniquement numérique…), avec des objectifs spécifiques à un enseignement d’un corpus d’attitudes et d’aptitudes pour les élèves qui dépasse les disciplines scolaires (voir 1er paragraphe).
Donc je m’arrête là et je signe.
Et lance un appel au CA de l’ADBS pour qu’il signe.
Et peut-être aussi l’IABD (Interasso. Archives Bib.. Doc…; ancien ABCD) – ce devrait vraiment être un sujet de prédilection de cette structure non ?
En 1996 on avait justement signé un “manifeste” sur la culture de l’information ! http://www.adbs.fr/manifeste-abcd-pour-la-culture-de-l-information-13633.htm?RH=ACCUEIL Amusant non ?
Quelques arguments complémentaires tout de même :
  • En tant que professionnel de l’infodoc, intervenant plutôt dans le monde des adultes il me semble de mon devoir d’entériner ce manifeste – je pense que les difficultés qu’éprouvent les jeunes ne peuvent pas être totalement résolus ni aujourd’hui ni à l’avenir, avec un prof en infodoc (au sens large) aussi léger et/ou reposant sur ce que les profs des disciplines scolaires autres que documentaires auront (éventuellement) faits. Certains doivent penser que puisque les TIC s’ingèrent dans toutes les disciplines scolaires, ce sera suffisant. Le français ne s’apprend pas à travers les devoirs d’histoire ou de science naturelle. Dis autrement les lettres et les math ne suffisent plus pour faire un(e) honnête femme/homme au XXIè siècle !
  • Je comprends que le fonctionnement de l’Education nationale (i.e. un enseignement n’existe qu’à travers un programme officiel avec des profs “officiels” et des inspecteurs “officiels” !) pousse la Fadben à inscrire dans ce manifeste un certain nombre de revendications très précises. Malheureusement ! mais c’est probablement une bonne tactique même si cela peut nous gêner. Mais vous allez voter pour quelqu’un fin avril (ou alors blanc, mais allez  y !) , et cela m’étonnerait que toutes les propositions chez le candidat de votre choix vous plaisent…. Alors n’hésitons pas….
  • Par contre je n’aime pas du tout la formule “professeur-documentaliste” (je vais me faire assommer, je sens çà).
    L’évolution des besoins impose la présence de professionnels de l’information-documentation au sein des établissement pour jouer le rôle de … “professionnel de l’infodoc” avec des publics particuliers : les élèves, les profs (dont les profs en information-documentation !), et de plus en plus la direction ou les équipes de gestion…. Bref, comme toute mission d’un professionnel de l’infodoc avec ici une particularité : le CDI doit être le laboratoire des enseignants en information-documentation (comme celui du prof de sciences ou d’informatique)  ET un espace documentaire “normal” pour tous les autres publics. La quadrature du cercle ! (je crois bien que certains voient les “learning centers” un peu comme le rassemblement et l’extension de ces deux fonctions).
    Je sais que ce “poste” qui mixe le prof en infodoc (et son public élève ou élève/profs) ET le documentaliste (avec d’autres relations avec d’autre public) plait à beaucoup de documentalistes de CDI. Je n’ai pas le temps de développer mon idée (déjà ancienne), mais je ne pense pas que ce soit tenable dans les années à venir, ni juste par rapport aux autres enseignants. Si on veut être reconnu comme enseignant, il faut prendre les droits (avec les moyens) et les devoirs (!) de ceux-ci.  Il me semble plus raisonnable et pertinent pour la communauté éducative, de voir en parallèle ces deux fonctions (mais cette notion de fonction n’existe peut être pas à l’EN ?). Je m’imagine qu’en fonction des environnements de travail et des motivations des uns et des autres, il pourrait y avoir trois types de postes : 1.enseignant en infodoc 2.enseignant/documentaliste 3.documentaliste (il y a de quoi faire avec les ENT…).  En sachant que tout documentaliste fait toujours de la formation au public qui utilise les produits et services documentaires ;  mais je ne confonds pas cette activité de formation au fil de l’eau, avec celle d’enseignant en infodoc…
    Le Manifeste adresse réellement la fonction de professeur en information-documentation (et son labo), mais pas le rôle de documentaliste.
  • Je suis particulièrement sensible à la référence au texte de l’Unesco (qui par construction est moins replié sur l’éducation publique), ainsi qu’ au constat que l’absence de cette culture et de son enseignement creuse les inégalités -  http://www.inegalites.fr/spip.php?rubrique6&id_groupe=10
  • Je passe sur le vocabulaire qui ne m’est pas toujours familier – mais j’ai supposé qu’il devait être adapté aux destinataires de ce document (les instances éducatives ?) !
    Par contre ce manifeste me semble un peu trop replié sur le professeur en infodoc – je comprends le contexte mais c’est dommage de ne pas  donner dans ce Manifeste une image plus ouverte. Il m’aurait sembler pertinent de prévoir un travail collectif a minima avec les enseignants des autres disciplines scolaires et pourquoi pas avec le secteur de l’information-documentation externe à l’éducation nationale (bibliothèque de lecture publique, centre de documentation, BU, comme dans d’autres pays avec les associations professionnelles…). Je ne comprends pas comment seuls des professeurs en infodoc pourraient dresser ce curriculum. (bon d’accord, pour les autres disciplines scolaires, çà ne se passe pas comme çà ?).

Les documentalistes intégrés à l’environnement de travail de leurs utilisateurs (“embedded librarian”) : enquête dans le secteur juridique (US)

22 mars 2012 1 commentaire

Nous avions déjà évoqués en 2010 sur ce carnet, la modalité d’intégration des professionnels dans les services opérationnels plutôt que de rester dans un “gros” service documentaire – les “embedded librarian”.

Voici les résultats d’une enquête portant sur cette modalités d’intervention dans le secteur juridique.

L’enquête était menée dans le cadre d’une conférence sur les stratégies et bonne pratiques dans les services d’information des entreprises juridiques (pdf) (NewYork, 2012).

244 participants ont répondu à l’enquête. 50% des répondants ont mis en place ce type de fonctionnement dans leurs entreprises. .. et donc 50% ne l’ont pas fait  !

La répartition des répondants par rapport à la taille de l’entreprise (par tranches de 0 à 50, à plus de 1200 juristes) interessera probablement les professionnels du secteur, mais les résultats des questions n’ont pas été alignés à ce critère – une statistique qui reste à produire, car quand on a 50 utilisateurs, que veux dire être intégré aux services des utilisateurs ?

Voici rapidement quelques uns des résultats :

  • la plupart sont en poste depuis une période allant 1 et 5 ans; mais plus de 23% sont en place depuis plus de 11 ans.
  • des fonctions variées pour ces documentalistes intégrés – plus de 93% assurent des fonctions de recherche d’information, 73% évaluent des produits et font des recommandations (fonction de conseil et d’expertise?). Puis viennent (62%) les fonctions d’Analyse des résultats de la recherche, ou de formation à la recherche d’info”, (57,8%)  participent à ou développent des produits (newlettres,…). Enfin 28,9% assurent des fonctions de gestion de projet et ….  13,3% d’autres fonctions (!)
  • si 60% d’entre eux rendent compte directement au service central de documentation ou bibliothèque, cela veut dire que 40% ne le font pas !

Parmi les avantages cités (entre autres) :

  • des relations avec les services (93,5%), compréhension de leurs besoins (93,5%), compréhension de leurs activités (84,8%),
  • une reconnaissance au niveau de l’entreprise (63%)

Une enquête à faire en Europe et/ou en France ?

Comment utiliser des Référentiels des métiers et de compétences ?

20 février 2009 1 commentaire

Entre 1996 et 1997, 5 articles ont paru dans Documentaliste (ADBS) concernant le Référentiel des compétences de professionnels de l’information-documentation. L’objet de ces articles était de montrer à partir d’étude de cas, quel usage les pros pouvait faire du référentiel.
L’évolution du Référentiel, passé au niveau européen en 1999 et remit à jour en 2004, n’entame en rien l’intérêt de ces articles.
Malgré tout, il serait intéressant de refaire une série d’article de même nature aujourd’hui.

1. Redéfinir un poste

Utiliser le référentiel des compétences et emplois de l’ADBS. Un exemple : redéfinir un poste de travail, Sylvie Dalbin, Jean Meyriat, commission Métiers et qualifications de l’ADBS, Documentaliste Science de l’information, Volume : 33, N° 4-5, 1 juillet 1996, page(s) 244-247

2. Par un Responsable de formation

Utiliser le référentiel ADBS des métiers-types et compétences… quand on est responsable d’une formation, Jean Meyriat, Documentaliste Science de l’information, Volume : 34, N° 6, 1 novembre 1997, page(s) 322-325

3. Elaborer un CV

Utiliser le référentiel des compétences et emplois de l’ADBS. Un exemple : élaborer un curriculum vitae, Sylvie Dalbin, Jean Meyriat, commission Métiers et qualifications de l’ADBS, Documentaliste Science de l’information, Volume : 33, N° 6, 1 novembre 1996, page(s) 314-317

4. Définir un “poste composite”

Utiliser le référentiel des compétences et emplois de l’ADBS. Un exemple : définir un « poste composite » associant des fonctions de documentation et de secrétariat., Christine Thierry, Gaëlle Gouérou, Sylvie Dalbin, Documentaliste Science de l’information, Volume : 34, N° 2, 1 mars 1997, page(s) 104-108

5. Evoluer vers d’autres emplois

Utiliser le référentiel des compétences et emplois de l’ADBS. Un exemple : caractériser ses compétences pour évoluer vers d’autres emplois, Sylvie Dalbin, Éric Sutter, Documentaliste Science de l’information, Volume : 34, N° 1, 1 janvier 1997, page(s) 29-32

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