Référentiel : “Ecrire la compétence” à Roubaix
J’avais repéré cet été ce “symposium” sur le thème des “référentiels” qui se déroulera les 8 et 9 octobre, et depuis je m’évertue à trouver, auprès de “mon réseau” de collègues/confrères/soeurs, ceux qui comptaient s’y rendre.
Personne hormis un collègue formateur sur Lille, mandaté en tant qu’enseignant et non en tant que professionnel de l’infodoc ou spécialiste de l’écriture de compétence (j’adore cette dénomination), n’était au courant et ne semble pourvoir s’y rendre…
Ma question : y aura-t-il des professionnels de la documentation ?
Je cherche toujours à appréhender le périmètre de ce “symposium”. Normalement si on prend la définition de ce terme “réunion de spécialistes (philosophes, scientifiques, etc.) consacrée à des échanges sur un sujet particulier” (http://www.cnrtl.fr/definition/symposium)”, ici l’écriture de compétences, il devrait y avoir des spécialistes … de l’écriture de compétences ? De spécialistes du sujet “compétences”, il y en aura, et les interventions du vendredi matin paraissent très intéressantes. Et l’argumentaire ne laisse aucun doute non plus…. Avec un axe infocom ? y aura-t-il des retours d’expériences de ceux qui ont travailler sur ce sujet ? rien ne nous l’indique …
Mais la journée repose aussi sur des ateliers le 1er jour, dont une synthèse est exposée le lendemain. Cette partie est tout à fait intéressante, mais je me pose la question sur le fonctionnement de ces ateliers : y traitera-t-on de l’usage de ces référentiels sur la base du retour d’expérience des utilisateurs finaux eux-mêmes ? ou plutôt des caractéristiques de ces référentiels (et de l’écriture de compétences) par ceux qui les auraient produits ….? Si quelqu’un a des infos …
Je me rends compte que ce symposium est intégré dans une rubrique “Insertion professionnelle”. Et effectivement, des étudiants seront là. Mais un symposium a priori ne s’appuie pas (que) sur des étudiants (en infocom) pour parler de l’écriture des compétences ? où alors avec un objectif de les faire travailler sur leurs propre compétences afin d’être en mesure d’élaborer (et de maintenir) leur portfolio ? Rien n’est dit sur ce sujet. Mais c’est peut être l’axe majeur de ce symposium “local” : se centrer sur les étudiants des institutions locales, les “insérer dans la profession” à travers les questions de l’identité professionnelle ?
Et donc toujours ma question initiale : y aura-t-il des professionnels de la documentation
Vous y allez vous ?
Des « LIS » aux « iSchools » – le phénomène des écoles d’Information du continent nord américain
Ce que sont les iSchools
iSchool (Information-School) est le nom de baptême d’un type d’école spécialisée en « Information ». Des 24 établissements actuels qui se réclament sur le continent d’Amérique du nord, de ce phénomène, la plupart sont issus d’anciennes Ecoles « LIS » – Librarian and information Science – École des bibliothèques et des sciences de l’information).
Mais ce phénomène est beaucoup plus qu’un simple changement de nom….
Portfolio de compétences
Dans le cadre des actions de formation à distance que j’anime depuis plusieurs années, je fais la promotion des portfolios de compétences, ou plutôt du travail à caractère personnel sur les compétences qui conduit à l’élaboration d’un portfolio de compétences.
En montrer un me semble être la meilleure approche. J’ai donc construit un portfolio de démonstration pour (dé)montrer l’intérêt et ce que peut être le contenu d’un portfolio de compétences.
Démonstratif donc limité à une compétence, celle de recherche d’information pour d’autres, c’est-à-dire une prestation conduite par un individu (professionnel de l’infodoc) pour d’autres et non pour soi-même.
Bien sûr, ce type de carnet est en grande partie personnel et chacun peut l’organiser à sa façon, adopter un ton très personnel. Celui-ci n’est qu’un exemple parmi d’autres, ouvert aux commentaires.
Dalb
Documentalistes au Louvre
“Méconnus et pourtant indispensables, les métiers de la documentation regroupent au Louvre plus d’une centaine de personnes dont la grande majorité travaille dans les départements. Ces «travailleurs de l’ombre » exercent un métier en pleine évolution et partagent avec les conservateurs une même passion pour les collections”. En trois profils principaux :
- Être documentaliste scientifique dans un département
- Être documentaliste au pôle documentaire du service accueil, information et documentation de la direction des Publics
- Être documentaliste au service des Ressources documentaires de la direction du Développement culturel
Portraits de documentalistes (4)
Après les témoignages organisés par l’ADBS sur Paris, nous découvrons des portraits de professionnels de l’infodoc proposés par l’ADBS Lorraine.
Et sur cette dizaine de portraits à ce jour, on y découvre (enfin!) les “doc controller” (DCC), Documentaliste technique ou Gestionnaire de documents techniques. Un poste ou deux de Doc controller – Gestion documentaire projets, pour se donner une idée de cette fonction de médiateur entre documents (ici ceux liés à un projet) et utilisateurs.
Les portraits en vidéo sur le site ADBS Lorraine ou ADBSLive sur Daily Motion.
Témoignages de documentalistes sur TiViPro (3)
J’ai déniché des témoignages vidéo de 2 documentalistes sur TiVipro.
Tivipro.tv est une plateforme qui donne l’opportunité aux organisations et entreprises de présenter leurs activités, innovations ou projets à travers de courtes vidéos de 2 à 3 minutes, produites par TiVipro, assez bien ficelées. J’y ai déniché entre autres … 2 documentalistes.
Ingrid Aubry de Global Media Santé (groupe de communication spécialisé dans le domaine de la santé) présente l’utilisation d’AMI Software pour les activités de veille de l’entreprise.
Pierre Mahuteau du Centre de ressources régionale de l’Economie sociale et solidaire (ESS), centre de ressources dénommé l’Atelier (à ne pas confondre avec l’Atelier dans les TIC !). Pierre est au Salon des micro-entreprises 2008 pour faire connaître l’association et ses missions, valoriser le portail dédié à ce secteur.
On peut également citer :
- François-Régis Hannart, chef du Département de la Documentation et de l’Information à l’Inpi (problème technique d’accès à la vidéo), qui presente lors du i-Expo 2007, l’Inpi
- une spécialiste d’un domaine – ergothérapie- travaillant dans un centre documentaire : Cecile Anselme, ergotherapeute au service documentation de l’Hacavie, qui nous parle de l’association Hacavie, dont la mission est d’informer sur les aides techniques à travers la base nationale Handicap.com, utilisée aussi bien par les professionnels que les particuliers.
- Et enfin les responsables de l’ADBS !
Un site très intéressant et agréable.
(et si vous êtes intéressés par un billet sur le dispositif en tant qu’outil de capitalisation et de recherche, c’est par là)
Référentiel européen des compétences du secteur de l’Informatique
Fin 2008, un référentiel européen de compétences pour les métiers informatique a été diffusé.
Comparant son organisation et sa présentation par rapport à l’Euroréférentiel des PID (professionnels de l’infodoc), Jean Meyriat (que nous remercions pour cette veille) note plusieurs choses :
- Les compétences sont décrites à travers les activités que ces compétences rendent possibles. Par contre, les exemples sont rédigés par peu de phrase mais de longues phrases expliquant en quoi consiste l’activité (ou les deux ou trois activités principales)
- L’activité est présentée en deux couches superposées. D’abord, une description générale de l’activité puis un paragraphe particulier pour chacun des 5 niveaux auxquels peut s’exercer cette activité.
- Les compétences ne sont pas exercées à tous les niveaux, certaines ne l’étant qu’au niveau 2 ou 3 (Par exemple : “D.3. Education and Training Provision”)
- Les 32 e-Compétences ainsi définies sont regroupées en 5 “areas”, dans le même esprit que les groupes de l’Euréférentiel PID. Cette structure suit le fondement (ontologie !) des activités des informaticiens, c’est-à-dire produire et manager des applications informatiques. : planifier un projet informatique (Area A), le spécifier et le concevoir (B. Build), le mettre en oeuvre (C.Run), assurer le support (D.Enable) et enfin manager ( incluant la qualité..) (E.Manage). Ce qui correspond à peu près à l’organisation du référentiel français du Cigref, un des trois référentiels utilisés au départ pour ce travail.
- Une correspondance est établie entre ces 5 niveaux de compétence et 6 (les plus élevés) des 8 niveaux de qualification de l’ EQF (pour European Qualifications Framework ou CEC pour Cadre Européen pour la Certification), avec un petit problème arithmétique (5 = 6), résolu en appariant Comp. 2 et EQF 4 et 5.
Pour cette communauté, ce référentiel constitue une “norme” (il est d’ailleurs promu par le CEN).
Je suis simplement scandalisée par le titre très général qui peut s’appliquer absolument à n’importe quel référentiel de compétences : ils ont oublié simplement le contexte dans le titre : TIC en français / ICT en anglais (ou plutôt Technologies de l’information/IT). Et surtout la récupération du nom de domaine : ecompetences.eu (bien sûr, les premiers arrivés sont les premiers servis ….)
Localisation du référentiel - http://www.ecompetences.eu/1936,e-CF+in+action+-+downloads.html
Info sur le blog du Cigref – http://www.cigref.fr/cigref_publications/2008/10/2008—towards.html
Cartographie des métiers de la presse (écrite)
Une cartographie des métiers de la presse écrite définie par l’ Observatoire des métiers de la presse. Précision : contrairement à ce que le titre le laisse supposer, cela ne couvre pas toute la presse mais uniquement la presse écrite.
Sur le plan “méthode” de production d’un référentiel métier, rien à dire. Le site est de plus agréable, même s’il n’est pas toujours pratique pour des études comparatives en particulier avec l‘Euroréférentiel des compétences ou le référentiel Métiers des PID proposés par l’ADBS.
Parmi les 8 grands domaines qui structurent cette cartographie, un Domaine de la Gestion des ressources documentaires. L’information pour ce secteur est important !
Quoi dire d’autre :
1. Les profil-types – plutôt des emplois
- le Documentaliste : interagit avec les usagers et clients, il identifie les sources, les traitent, gèrent tout cela, effectue des recherches, met en forme ces informations sous la forme de produit et services. Bref, c’est un Documentaliste (généraliste) [Fiche 8 de l’Euroréférentiel des PID] auquel s’ajoute des activités d’Administrateur de service électronique [fiche 1].
- Par contre, le Responsable est avant tout un Documentaliste (voir tableau de leurs activités respectives) : les différences sont assez faibles. Le profil type de Responsable de ressources est un regroupement des métiers-types de Documentaliste [Fiche 8] et de Responsable des ressources documentaires [Fiche 18] . Avec toutefois une nuance importante : dans la presse, on ne sait pas qui gère les budgets de la documentation, budgets doc dont je n’ai vu nulle part trace. L’information serait elle vraiment gratuite ?
- Ce petit tour d’horizon nous permet de faire la distinction entre des emplois assez concrets, spécifiques à un environnement précis (ici la presse écrite) et qui mixent plusieurs métiers type du référentiel proposé par l’ADBS qui doit englober d’autres environnements professionnels.
2. Le terme “journaliste” n’apparaît nul part dans cet observatoire ….
“Pourquoi ne retrouve – t – on pas le terme de “Journaliste” dans la cartographie des métiers de la presse écrite?
Le terme de “journaliste” n’a pas été repris tel quel dans la cartographie car il désigne un métier qui recouvre des activités et des compétences multiples et variées, selon les organisations et les formes de presse. Pour mieux rendre compte des différentes “facettes” de ce grand métier, il était préférable de le décrire de manière plus précise et d’attribuer à chacune d’entre elles un libellé de profil type “parlant” (rédacteur en chef, reporter-reporter, graphiste-maquettiste, éditeur rédactionnel,..). ” Extrait du site.
Si le principe est effectivement pertinent, j’avoue que je ne savais pas que des graphistes-maquettiste pouvait être des journalistes ? Il reste toujours des difficultés à distinguer des activités au coeur d’un métier et des postes …
3. Relations avec d’autres profils type
Dans une Société dite de l’information, il est toujours difficile de faire des distinctions entre tous ceux qui acquièrent de l’information, la traite, rédige et diffuse de l’information… Encore plus lorsque l’information est le cœur de métier de l’organisme
Ici les reporters/rédacteurs ou plus généralement ceux qui assurent la mission de « Recherche d’information et réalisation de contenu éditorial» du Domaine « Production des contenus ». La formulation de ces activités est ici claire (je ne sais pas si elle est juste sur le terrain…)
Le Rédacteur par exemple :
- Evaluer la qualité et la fiabilité des sources d’information
- Analyser, recouper et hiérarchiser l’information recueillie
Le Documentaliste lui :
- Analyser la pertinence des documents, sélectionner et structurer les informations à transmettre au rédacteur sous la forme adaptée
- Vérifier et croiser, trier et synthétiser les sources
4. Des dates ?
Ah, et puis : aucune date sur ce site
Heureusement : la mention de la date d’initialisation de ces travaux nous fait dire que cette cartographie date de 2008. Une petite recherche montre que l’on vient tout juste de la diffuser.
Et si vous avez des informations sur la façon dont cela s’est organisée pour les métiers de l’infodoc, merci de nous tenir au courant…
Documentaliste en 1961 (2)
AnarchivistiK (!), une collègue archiviste a débusqué une pépite : un article de Femmes d’Aujourd’hui de 1961 (pdf) où à côté de deux autres créatrices, l’une dessinatrice, l’autre modélistes, une documentaliste, créatrice du Centre d’Etudes et d’Information familiale, le CEDIF se présente.
On retrouve les ingrédients d’un service d’information et de documentation :
- un couple public/besoin spécialisé. Ici une catégorie d’acteurs particuliers de la vie quotidienne : les maîtresses de maison, et leurs multiples besoins ;
- la construction d’une mémoire d’accès à l’information, ici des fiches d’information,
- des sources variées dont on a peu d’information si ce n’est qu’elles incorporent des “échantillons reçus des fabricants”
- une petite unité (3…femmes)
Et un CEDIF dont on aimerait connaître l’histoire, sachant qu’il existe aujourd’hui de nombreux CEDIF plus spécialisés comme le Centre de documentation et d’information des femmes ou le “Centre d’étude, de documentation, d’information familiale et de formation” par exemple. Quelle filiation ? Mais c’est une autre histoire…
Fiche ROME pour l’infodoc
On me rappelle qu’il faut a minima citer les fiches ROME élaborées par l’ANPE.
Une liste de 25 “appellations” (non contrôlées !) et une seule définition d’emploi/métiers !
Car en définitive la fiche numéro de code 32214 intitulée “Spécialiste de la gestion de l’information” regroupe ces 25 appellations. Vous ne le saviez pas encore, mais le paléographe, le courtier en information, le documentaliste ou le responsable de service documentation (au hasard) ont le même métier/emploi.
Collecte, gère et met à la disposition des demandeurs d’informations ou des utilisateurs potentiels les ouvrages et la documentation générale ou spécialisée, en vue de satisfaire leurs besoins d’information, de formation, ou de loisir. Gère et enrichit un stock et un flux d’informations par des techniques documentaires appropriées. Après analyse des besoins, recherche, sélectionne, traite cette information, quel que soit le support. Elabore une gamme de produits communicants répondant aux besoins des usagers. Peut aussi réaliser, à la demande, des recherches ou des études sur des sujets spécifiques. Peut être appelé à effectuer la veille documentaire (surveillance de l’information innovante).
Tout ce beau monde partage donc de nombreuses compétences. Quant à la rubrique intitulée “les spécificités de l’emploi/métier” (activités, lieu d’exercice et conditions), elle est également identique pour ces 25 “appellations”.
On se souvient dans les années 90, des premières fiches ROME qui proposait aux bibliothécaires une évolution de carrière vers le métier de …. transporteur !! Une proximité avait été trouvée entre ce métier de transporteur et le rangement et déménagement des bouquins ! Je ne trouve pas que cela se soit amélioré.
Le peu d’intérêt pour nos métiers tient peut être au fait que ce sont les associations professionnelles qui assurent une très large part de ce travail de gestion des métiers et compétences ? Mais malheureusement je crains qu’un grand nombre de DRH/Employeur ne passent par ces fiches.
La liste des appellations regroupées dans l’emploi/métier 32214
Aide-documentaliste
Analyste de documentation audiovisuelle
Analyste de production (audiovisuel)
Archiviste
Archiviste paléographe
Archiviste-documentaliste
Bibliothécaire
Bibliothécaire documentaliste
Bibliothécaire technique
Courtier / courtière en information
Didacthécaire
Directeur / directrice des ressources documentaires
Discothécaire
Documentaliste
Documentaliste audiovisuel
Documentaliste spécialisé(e) (dans un domaine)
Documentaliste spécialisé(e) en informatique documentaire
Documentaliste-bibliothécaire
Généalogiste
Gestionnaire en documentation
Iconographe
Paléographe
Recherchiste
Responsable de photothèque
Responsable du service documentation
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